Les examens audiométriques vont permettre de déterminer
le type de surdité (voir classification
des surdités) et de chiffrer les pertes auditives.
Ils comportent habituellement 3 tests différents qui
doivent être pratiqués sur chaque oreillle
séparément : l'audiométrie tonale,
l'audiométrie vocale et l'impédancemétrie.
Les 2 premiers doivent être réalisés
en cabine insonore car l'influence du bruit ambiant peut
être importante.
1- L'audiométrie tonale
Elle permet en quelque sorte une analyse " quantitative "
de l'audition en déterminant l'importance de la perte
auditive à partir de l'étude de plusieurs fréquences,
habituellement au moins 7 : 125 Hz, 250Hz, 500Hz, 1000Hz, 2000Hz,
4000Hz et 8000Hz.
Chaque fréquence sonore est émise sur l'oreille au
moyen d'un casque et d'un vibreur, en augmentant progressivement
l'intensité jusqu'à ce le patient la perçoive.
On détermine ainsi le seuil auditif pour chacune de ces fréquences.
Ce test est pratiqué tout d'abord au moyen d'un écouteur
placé sur l'oreille afin de déterminer les
seuils auditifs de l'oreille moyenne (conduction aérienne), puis à l'aide d'un
vibreur appliqué sur la mastoïde pour déterminer
les seuils de l'oreille interne (conduction osseuse).
2- L'audiométrie vocale
L'audiométrie vocale est le complément indispensable
à l'audiométrie tonale. Elle permet une analyse " qualitative "
de l'audition en faisant entendre des séries de mots tests
que le patient doit répéter.
Les mots sont habituellement préparés sur une source audio
et sont transmis au patient à l'aide d'un écouteur
ou par haut-parleur.
Le but de l'examen est de déterminer le seuil d'intelligibilité
des mots testés.
3- L'impédancemétrie
L'impédancemétrie permet une étude
du système tympano-ossiculaire et renseigne sur l'état de la trompe
d'Eustache.
Elle comprend une étude du tympanogramme, c'est à dire
des variations de compliance (élasticité) du tympan en fonction
des variations de la pression d'air provoquées dans le conduit
auditif externe et une étude du réflexe stapédien