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Article extrait du dossier spécial du "figaro Magazine"
du 22 octobre 2000.
Le grand palmarès - Chirurgie ORL

Prés de Béziers, la clinique Causse est internationalement
renommée pour la chirurgie de la surdité et, plus
généralement, du nez, de la gorge et des oreilles.
Sur cette carte figurent 50 établissements privés
de trés haut niveau. Pourquoi la clinique Causse, perdue
dans le petit village de Colombiers prés de Béziers,
attire-t-elle des patients venant de tout l'Hexagone, quand
ce n'est pas du monde entier ? Posé en étoile
au milieu des vignes et des pins le long du canal du Midi, à
70 kilométres de Montpellier et 75 de Toulouse, l'établissement
pourrait s'appeler la clinique de la surdité. C'est en
fait une référence pour les maladies spécifiques
de l'oreille, du tympan, des osselets et, plus largement, pour
toute l'oto-rhino-laryngologie allant de la simple pose de yoyo
chez l'enfant à la chirurgie plus sophistiquée
du ronflement chez l'adulte. Aussi. connue que les arénes
ou le club de rugby de Béziers, la clinique fait la fierté
des Héraultais.
- Vous allez à la clinique Causse ? C'est trés
facile à trouver. J'y ai fait opérer mon fils
des amygdales. Il y a même des japonais qui atterrissent
ici pour s'y faire soigner, m'explique la loueuse de voiture,
dés ma descente d'avion au petit aéroport biterrois.
L'établissement a une cinquantaine d'années et
avait été fondé par le Dr jean Causse,
puis repris par son fils, également médecin, jean-Bernard
Causse, deux notables régionaux. En 1990, la clinique
a déménagé d'une demeure bourgeoise de
Béziers pour un bÇtiment de métal et de
verre à Colombiers et, avec l'apport progressif de spécialistes
de la tête et du cou formés dans les CHU français,
est passée d'un fonctionnement artisanal à une
échelle plus industrielle. Trente lits d'hospitalisation
supplémentaires ont permis d'opérer 4 500 personnes
en 1999 contre 2 400 douze ans plus tôt. Depuis le départ
du Dr jean-Bernard Causse, il y a dix mois, six chirurgiens
otologistes ont désormais leur cabinet de consultation
dans la clinique et opérent ici, aidés de sept
spécialistes oto-rhino-laryngologistes, ophtalmologues
et plasticiens et de cinq anesthésistes. Toute cette
équipe ne se consacre qu'aux malades de la clinique,
faisant fonctionner sept salles opératoires, dont six
dédiées à l'ORL et une à l'œ
il, et elle ne se disperse pas dans d'autres structures de soins.
- C'est plus performant comme organisation, souligne le Dr Robert
Vincent, l'un des chirurgiens.
Une quinzaine de cabines d'audiométrie pour les consultations
et des appareils vidéo, des microscopes, des tables basculantes
- car il faut pouvoir, selon les étapes de l'intervention,
changer de position la tête du malade - dans chaque bloc
opératoire équipent l'établissement qui
n'assure que de la chirurgie programmée, pas d'urgences.
Un site Internet (www.cliniquecausse.com) accueillant 10 000
nouveaux visiteurs par an et un congrés international
organisé chaque année permettent de former des
confréres et de soigner les relations publiques.
- Nous avons un excellent réseau de médecins correspondants,
confirme Roger Authié, le directeur.
Finalement, du fait de sa spécialisation et de sa notoriété,
trois quarts des malades admis dans la structure viennent d'un
département autre que l'Hérault, voire de l'étranger.
Un ratio exceptionnel. Une deuxiéme série de chiffres
inhabituels donne toute la mesure de la qualité de l'établissement
dans son domaine : la part des malades admis pour une reprise
chirurgicale. Aprés la premiére opération
effectuée ailleurs, le patient n'est pas satisfait du
résultat car l'intervention a en partie ou complétement
échoué, et il vient à Colombiers pour tenter
une nouvelle chance. Un quart des hospitalisations correspond
à des reprises chirurgicales, ce qui atteste du rôle
de référent en otologie de la clinique Causse.
- Ce sont les malades qui viennent d'eux-mêmes, informés
par le bouche à oreille. Les chirurgiens qui les ont
pris en charge la premiére fois les laissent le plus
souvent tomber ensuite, constate amérement le Dr Benoît
Gratacap, otologiste à la clinique.
Entre 1961 et 1997, prés de 60 000 otospongioses - une
maladie génétique de l'oreille entraînant
une surdité à 30-40 ans, qui est devenue la spécialité
numéro 1 de l'établissement - ont été
opérées ici : 43 % correspondaient à une
reprise chirurgicale, en précisant que 42,5 % étaient
des reprises venant de l'extérieur.
Unique en son genre dans sa discipline, la clinique Causse fait
partie de ce club trés fermé des établissements
spécialisés capables d'accueillir aussi bien une
clientéle de proximité que des ministres d'Etat
ou des personnalités étrangéres. Les palmarés
du Figaro Magazine les identifient : la clinique Jouvenet à
Paris pour la main, la clinique Sourdille à Nantes pour
la rétine, le centre de chirurgie oculaire de Saint-Jean-de-Luz
pour la cataracte, la clinique des Maussins à Paris pour
la traumatologie du genou ou la clinique Rech à Montpellier
pour la chirurgie dorsale.
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